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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 07:24

Plus trop le temps d'écrire ici...

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 09:37

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Envie de te donner

des choses que je n’ai pas

 

Et envie de crier

des mots volés au vent,

des mots envolés

depuis si  longtemps

 

Envie de pleurer sur une épaule                             Une seule…

 

 

Je ne suis ni vieille, ni jeune

Je suis entre deux âges, entre deux pages

et l’encre qui s’écoule de mes yeux voilés

glisse                    dégringole

dans la rigole                                     Du livre ouvert

où pleure

Mon cœur

 

Entre deux pages                          

Blanches

 

 

Entre deux pages

Accostage agité

A bord d’âges transitoires

Amère

Amerrissage

Au creux des vagues

 

 

Entre deux pages                           Entre deux plages

La mer obscure

Où nagent

 S’agitent

Tragique

Des espoirs pélagiques…

 

Entre deux pages                Entre deux orages

Rage

Mon désarroi

 

Déjà plus « avant »

Pas encore « après »

Juste un trait

Une médiane creuse

Où mon âme  erre…

 

Et tant envie de te donner

Ces choses que je n’ai pas !

 

Je voudrais m’extirper

De l’entre deux

De l’entre Cieux

Continuer à courir

Continuer à mourir

Recommencer à écrire

Ma vie

Au rythme du temps

 

 

Prends-moi

Respires-moi                                    expires-moi

 

 voles- moi                        

 

envoles-moi

 

D’un souffle doux dans mes ailes

 

Envoles-moi d’un soupir

Envoles-moi d’un sourire

 

Envoles-moi

d’un souvenir

 

Je veux m’évader dans les nuages

Pour y boire les images

Qu’ils m’auront inventées

Pour y vivre l’histoire

Qu’ils m’auront dessinée

Je veux…        je voudrais tant

M’y envoler d’entre toi                               D’entre tes bras

Décoller de l’écrin           De tes mains

Je voudrais tant…

…mais il faudrait pour cela

que je puisse, avant, m’y poser…

 

Mais il faudrait pour cela

que je puisse avant, m’y poser

 

Mais il faudrait pour cela

que je puisse avant, m’y poser

 

 

Envie de te donner

des choses que je n’ai pas

Et tant envie…

Tant envie de te prendre

Celles que tu ne possèdes pas…

 

 

©Judith Beuret

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 11:50

Si vous avez vingt minutes à perdre, si vous voulez passer ces vingts minutes à voyager avec moi sur ma poésie, alors je vous invite à revivre avec moi l'instant de cette


                                                                      Rencontre 
                            (texte écrit en août 2008 sous le nom "Au coeur des Landes"
                                                            

                                                                 

 



Nous avons débarqué il y a quatre jours dans ce petit village doux et paisible étalé dans de la forêt landaise. La maison dans laquelle nous séjournons est un magnifique oustaù traditionnel. Entre les poutres de chênes, les briques recouvertes d’un crépis gros grain blanc simule magnifiquement le torchis et confère au bâtiment une authenticité absolument charmante.  Son troisième pan en queue de palombe descend très bas, protégeant la façade des pluies d’ouest, et abrite notre chambre à coucher. Au centre du bâtiment s’épanouit un immense salon où trône une énorme et magnifique cheminée de pierre parfaitement inutile en cette saison.

 

La propriété est immense. Sur le côté ouest du bâtiment s’étend une interminable chênaie qui frémit au moindre souffle. Au sud, une magnifique terrasse est aménagée à côté d’une piscine aux dimensions agréablement déraisonnables. Le soir, alors que nous rentrons de nos diverses escapades dans la région, nous nous y installons avec un petit verre de Clairet de Lisennes, que nous sirotons tranquillement après une baignade rafraîchissante. Au-delà de la piscine, un parc de gazon s'étale sur quelques dizaines de mètres jusqu’à un petit étang bordé de jeunes saules pleureurs. Puis derrière, la chênaie reprend possession des espaces. Quelques canards s’ébattent dans l’eau foncée en cancanant joyeusement. Le matin, alors que nous petit déjeunons sur la terrasse, nous restons des heures à regarder leur théâtre ;  tantôt ils sortent de l’eau à la queue leu leu, s’en allant picorer quelques brindilles ou graines, s’offrant peut-être parfois quelques grillons en dessert. Tantôt, ils se chamaillent, courant en tout sens, finissant par se jeter à nouveau à l’eau. Tantôt, une canne, fière et digne, guide consciencieusement à travers les herbes ses trois petits rejetons jusqu’à l’eau.

 

Et en fin de journée, dans la douceur vespérale, alors que le soleil décline doucement à l’ouest, jetant à travers le feuillage de chêne  mille flammèches d’ambre qui viennent dansotter sur la surface de l’eau, nous restons là, assis sous un pin au coin de la terrasse,  à contempler ce tranquille paysage.

 

Faut-il vous en décrire en davantage pour vous convaincre de la magie du lieu ? Je ne pense pas. Mais ce que je vais vous conter ci-après vous remplira d’un doute légitime, et pourtant…

 

Il nous a été rapporté qu’au crépuscule, parfois, des animaux sauvages viennent s’abreuver à l’étang, ou brouter l’herbe fraîche qui l’entoure. Aussi voici quatre soirs que nous observons silencieusement l’étang dans l’espoir de voir apparaître quelque chevreuil, un renard, ou pourquoi pas, un sanglier, ou encore un cerf. Ce soir, nous nous sommes un peu approchés de l’étang, nous abritant dans la pénombre qu’offre un bosquet de jeunes pins, à quelques mètres de l’eau.

 

Les grillons entament leur dernier concert de la journée. Ils nous racontent avec nostalgie leur déception de ne pas savoir cymbaliser telles les cigales, leurs rivales du sud, pourtant leurs stridulations produisent sur l’âme d’égales vertus apaisantes. Sous un souffle léger l’eau de l’étang, que les canards ont déserté, miroite calmement. Les palmipèdes se dandinent un peu plus loin dans l’herbe folle en caquetant bruyamment.

 

Puis soudain, les grillons et les canards, comme alertés de concert, se taisent brusquement. Un vent chaud mais vigoureux se lève d’un coup, faisant frémir la chênaie qui s’agite follement, produisant un bruit étrange, comme du papier kraft que l’on froisse. Sous le souffle, les saules pleureurs gesticulent au bord de l’étang, comme pour chasser les intrus qui dérangeraient l’enchantement du spectacle à venir.

 

Pressentant une imminente magnificence, j’intime à mon cœur l’ordre de mettre en sourdine ses battements et retiens mon souffle. Au loin dans le sous-bois le craquement d'une branche déchire la litanie du feuillage des chênes. Un renard ?  Un chevreuil ? Nous allons enfin voir apparaître un animal de la forêt, j’en suis à présent convaincue.

 

Un cerf ? Peut-être aurons-nous droit à cette rare aubaine !

 

Tous les sens aux aguets, je prends une grande et silencieuse inspiration et laisse la fragrance humide venant de la forêt envahir mes poumons. Un mélange d’odeurs de bois, d’herbe mouillée, de vase et de résine de pins m’enivre délicieusement.

 

Encore un craquement, et soudain, je l’aperçois. Je distingue un pelage clair glisser entre les troncs des chênes. Une forme étrange, dotée de ce qui me semble être un long cou large. Peut-être bien un cerf. Je fixe l’orée de la forêt, résistant aux clignements d’yeux pour ne rien manquer du spectacle, et mes pupilles commencent à me brûler. Je me suis raidie dans mon transat, et je tends le cou en direction du bois aussi loin que je le peux sans tomber du siège. Le voilà alors qui émerge du bois. Dans la pâle lueur du jour qui s’éteint, sa forme se découpe presque clairement. Je n’en crois pas mes yeux. Je les ferme, longuement, comme pour chasser cette chimérique vision. Lorsque je les ouvre à nouveau, l’animal s’est un peu avancé et il n’est plus qu’à quelques pas de l’eau. Incrédule, je détaille alors sa physionomie. Quatre longues pattes fines et élancées supportent un corps parfaitement sculpté. Son pelage clair comme la praline semble pailleté d’or et scintille sous la pâle clarté vespérale d’une façon totalement magique. Mais ce n’est pas cela qui est le plus prodigieux.

 

Et là lecteur, si tu n’es pas prêt à croire l’incroyable, quitte ces lignes et va-t-en lire quelques fades histoires anodines. Car ce que je vais décrire, à défaut de pouvoir être vérifiée sur-le-champ, doit être cru sur paroles.

 

La partie inférieure de la bête est déjà en elle-même somptueuse. Comme parfaitement ciselée dans un marbre italien, la musculature de l’animal ondule à chaque mouvement sous son pelage soyeux. Puis, vissé sur ce corps parfait, un tronc humain s’érige. Remontant le torse, le pelage disparaît doucement, laissant place à une peau soyeuse et transparente. Sa poitrine,  idéalement sculptée ressemble aux torses des statues grecques et sur un coup épais est posée une tête d’une beauté olympienne. Les traits de son visage semblent avoir été modelés dans une argile céleste par les mains d’une divine déesse. Sous un nez symétrique et harmonieux, sa bouche offre des courbures d’une sensualité exceptionnelle. Des lèvres foncées, ni trop charnues ni trop fines, dessinée par un pinceau de maître. Si les yeux sont les fenêtres de l’âme alors les siens offrent une vue sur un paysage d’une splendeur ineffable, si somptueux que la réduction du langage empêche de le décrire. Les pupilles d’un brun clair comme de l’ambre dansent dans le lac blanc nacre de la sclère. Sa longue et soyeuse chevelure blonde auréole l’harmonie de ce visage et dégouline en ondoyant sur ses robustes épaules telle une rivière d’Or.

 

L’animal, enfin, la créature, s’avance doucement vers l’eau, et tendant ses bras robuste, puise en l’écrin de ses mains d’un geste raffiné une ration d’eau qu’il remonte doucement à sa bouche. 

 

Quelques gouttelettes du liquide transparent s’échappent de leur délicieux récipient charnel et s'écoulent sur le torse de l’être, petites perles de cristal brillantes sous la pâleur des rais du soleil mourant.

 

Je reste là, rigide et statique, stupéfaite et totalement ensorcelée par cette apparition quand soudain l’homme-cerf tourne légèrement sa tête dans ma direction. Le vent a tourné et peut-être a-t-il surpris l’odeur suspecte de notre présence. Tel un pétale d’iris détaché d’une corolle, il dépose alors sur moi son regard mordoré. D’une caresse délicate, il capture mon regard et l’emporte durant quelques instants dans l’univers ambré et chatoyant du sien. Je me laisse couler dans ce miel sucré, enivrée par la suavité qu’il recèle. Une larme s’échappe de mes yeux et chatouille ma joue en traçant son sillage.

 

L’animal alors, comme longeant en équilibriste le fil tendu du regard qui nous uni, s’avance lentement vers moi. Ses gestes sont si graciles qu’il semble plus flotter que marcher. Il est a présent à quelques centimètres de moi. Plus rien d’autre n’existe que sa présence, qui a envahi tout mon être. Il ne semble pas effrayé, mais plutôt complètement intrigué par ma personne, comme si c’était la première fois qu’il voyait un être doté d’un corps inférieur aussi étrange…

 

Dans un geste délicat, il tend sa main vers moi, paume ouverte, les doigts légèrement recourbés. Il n’est maintenant plus qu’à un centimètre de mon visage et je sens la chaleur de sa main embraser ma joue. Je ne sais ce qu’il veut, ni ce qu’il va faire, mais je me sens si apaisée par sa douceur que je ne ressens aucune crainte. Il approche encore de mon visage jusqu’à le toucher. Sa caresse m’envahit d’un torrent de bien-être et je sens mon cœur bondir en ma poitrine, alors qu’en mes entrailles, un volcan éclate. 

 

Je sens son doigt glisser délicatement sur ma peau. Je comprends alors qu’il récupère par ce geste une des  perles que mes yeux distillent.

 

Il retire alors doucement sa main, une petite gouttelette posée sur le bout de son doigt, qu’il observe un instant avec étonnement.

 

Son visage est impassible, invariablement noyé dans la plénitude. Il approche doucement le doigt de son nez et hume ma larme en fermant les yeux, comme pour mieux se concentrer, ou laisser quelque parfum subtil le pénétrer, puis l’approche de sa bouche. Il dépose alors sur sa langue rose le minuscule diamant d’yeux.

 

Son visage semble alors soudain s’ouvrir. Ses yeux m’envoient une rivière de soleil qui dégouline sur mon cœur, arrosant mon jardin intérieur d’une exquise chaleur. Et sa bouche s’éclot alors en un magnifique sourire, découvrant un collier de perles d’une blancheur éblouissante.

 

Puis soudain, dans une volte-face rapide, souple et aérienne il s’éloigne en direction de la forêt sans se retourner. L’obscurité l’avale et il disparaît sans un bruit.

 

Je reste quelques minutes encore absorbée par la délicieuse torpeur dans laquelle m’a plongé cette rencontre. La nuit a à présent tout envahi et la lune a pris le relais du soleil, chamarrant la surface ondoyante de l’étang de sa pâle lumière blanche. 

 

A l’horizon les chênes se découpent en ombres chinoises, scellant leur secret.

 

Réajustant ma réalité avec celle du monde qui m’entoure, je me tourne alors vers mon mari, assis à ma droite sur un transat identique au mien. Je le surprends dans une pudeur toute masculine essuyant l’émotion qui noie ses yeux. Il ne l’avouera jamais, mais parce qu’il y a des choses que l’on ne peut cacher à une femme, je sais que ce soir, il vient également de tomber passionnément amoureux de cet apparition céleste.

 

Je pose ma main sur le bras de mon compagnon  et nous nous sourions, honorant par notre silence le délicieux secret que la forêt vient de nous partager. Un voile de tristesse et de mélancolie embrume un peu mon cœur à l’idée que je ne reverrai certainement jamais ce centaure sylvestre. Mais il restera à jamais en ma mémoire l’empreinte indélébile de cet instant.

 

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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 19:43

Sur ton épaule

Je poserai mon cœur

Pour qu’à l’aube venue

Tu l’évades en silence

Le long des rayons d’hors

D'un ruban de soleil

 

                                                        ...sur ton épaule…

 


Quand dans la nuit des jours

Le soc des ombres poupres

Creusera dans tes yeux

Les tranchées du tourment

J’épouserai tes peurs

J'épongerai tes pleurs

 

             ...quand dans la nuit des jours…



 

Sur ton épaule

Quand dans la nuit des jours

Ou au plein jour des nuits

Nos âmes mélangées

Chanteront l’éphémère

Amour

 

 

Le sablier d’éther

Écoulera pour nous

Sa douce éthernité...

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 15:17





De ses doigts d’ambre

Phébus tend entre les fentes

Des volets clos de ma petite chambre

Quelques cordes d’Or ardentes

 

Sur lesquelles mon âme

 

          Encore ankylosée de sommeil                                                                

 Compose la mélodie silencieuse

D’un rêve éveillé, émerveillé

 


Et l’azur se teint de vers

Et l’amer

S’emplit de roses

 

Hypnose

 

Avec les cheveux flavescents

De l’astre de lumière

Mon âme chimère

Tricote un concert

Dont tu es le tempo

Les accords, les intenses

Les dolce…

 

                                                ….les silences…

 


De ses doigts d’ange

Phébus tend entre les fentes

Des volets clos de mon cœur

Quelques rubans de douceur

 

 

Musique : Olivier Shanti

Lecture : Esperiidae...

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Antre ciel ether :

L'ESPACE JEUX 

ou

LES SPASMES JE

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