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de Laure Chappuis

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A propos de l’auteur


Laure Chappuis est née en 1971. Etablie à La Chaux-de-fonds, elle est maman de deux petits garçons. Professeur associée de Langue et littérature latines et Tradition classique, elle enseigne à l'Université de Neuchâtel.


 

A propos du livre


La petite bête, second récit de Laure Chappuis, est un roman de 128 pages édité aux éditions d’autres parts en 2012.


L’histoire se situe dans années septante. La narratrice, une petite fille, raconte son quotidien, celui de sa famille, celui d’une époque. Avec un regard à la fois tendre et lucide, elle regarde les siens vivre, aimer, sourire, souffrir. A travers ses réflexions délicieusement naïves et poétiques, elle trace avec beaucoup de sensibilité, de philosophie et d’intelligence ses observations, ses étonnements, ses craintes.

 

Avec ce roman, Laure Chappuis gratte l’écorce des êtres et touche à l’essentiel ; le besoin d’être aimé, la peur de décevoir, cette nécessité d’être perpétuellement en relation avec l’autre et que l’on farde avec l’âge de multiple façons.

 

 

Critique d’humeur


Dans ce second récit de Laure Chappuis, deux choses m’ont principalement séduite. Tout d’abord, elle a su revêtir sa plume d’un costume de petite fille sans tomber dans un langage « niant-niant » et  sans abêtir la petite narratrice. Mais aussi, et c’est ce qui m’a le plus profondément touchée, la candeur avec laquelle est dépeinte - et donc acceptée - « l’humanité » des personnages. Ou, parce que cela touche à ma chair, plus particulièrement la nature « humaine » de la mère ; ses manques, ses faiblesses, ses disgrâces.


Ici, aucune idéalisation du rôle maternel, aucun clivage, aucune déification en Mère ou diabolisations amères... Elle n’explique pas une souffrance, elle ne juge pas les effets, elle se contente de révéler l’humanité d’une femme qui est aussi maman (et inversement). Maman ? Elle a pété un plomb, elle se soigne, elle reviendra. Point. La peur, la déception, la jalousie, la colère, sont transcendés silencieusement à l’intérieur de la petite narratrice sans passer par la voie du jugement explicite. La réflexion que cela suscite, libérée de toutes pensées arbitraires, peut ainsi, à mon sens, se délier plus clairement.  

 

 

Extrait : « Maman reste assise sur un tabouret à regarder nulle part. Pour ne pas la déranger, je fais des patiences sur le tapis de ma chambre au lieu de m’ennuyer. »

 

 

La petite bête est un livre que l’on relit, non pas parce qu’on a oublié de quoi il parlait, mais parce qu’il est tellement délicieux de voir à nouveau le monde avec un regard d’enfant…

 

 

 

 

 

 

 

 

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