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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 19:12

Dans le sombre de l’aube, j’écoute s’envoler, par la fenêtre ouverte de mon cœur chagrin, mes pensées silencieuses ; elles cherchent la lumière

 

Le vent s’est fait la malle et le papillon jaune qui dort sur la fougère ressemble à s’y méprendre à un brin de soleil

en fugue

 

 Les nuages sont bas, caressent le crêpons des arbres endormis

 

Croupissant au cachot d’un quotidien trop pâle

Impuissante aux malheurs, incapable de mieux

je respire le songe de m’évader soudain de cette vie trop brusque

de la prison d’épines

qu’est ma mélancolie  

 

Les gens autours de moi boivent aux coupes d’argent le vin noir que la vie leur distille chaque jour

 

Et moi je reste là, rêvant d’être là-haut

d’être là-bas, d’être plus loin


dans la forêt humide, à rire entre les arbres, à croire à leur mirages et à leur poésie


à coucher sur la mousse, à respirer la terre, manger des baies des bois et lamper le chagrin qu’un nuage amoureux pleurerait sur mes lèvres


à lire entre les lignes

les sillons d’avenir dessinées sur les feuilles


 

Dans le sombre de l’aube, je rêve à tout cela

et à bien plus encore

 

 

 

.

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Published by Esperiidae - dans Vers de Vie
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commentaires

Alain 10/01/2013 10:48


Cette saison doit attiser la mélancolie insidieuse dont nous n’arrivons pas à nous débarrasser. Je cherche inlassablement « un
brin de soleil en fugue ».


Superbe : « lamper le chagrin qu’un nuage amoureux pleurerait sur mes lèvres » et « les sillons d’avenir dessinés
sur les feuilles ».


Verlaine n’est pas loin…

Esperiidae 11/01/2013 20:36



Oui c'est un hiver bien triste... J'aime tellement janvier d'habitude, lorsque, dans mes Franches-Montagnes, la neige recouvre toutes choses, que le ciel, dégagé par la bise, est d'un bleu
céruléen immaculé. Quand la neige crisse, rires sous le pas, quand les narines se collent lorsqu'on respire, et qu'à l'expire, des volutes s'élèvent devant notre visage... Que tout semble
impregné de cette lumière fraîche et si particulière. Mais il ne fait rien de tout cela... heureusement, il y reste les souvenirs, et l'imagination  .


 


Bon weekend.


Amitiés


 


 



Antre ciel ether :

L'ESPACE JEUX 

ou

LES SPASMES JE

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