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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 19:47

version audio- - env. 25min.

 

 

Elle attendait patiemment, le visage détendu, alors qu'il tournait la clé dans la serrure, puis ouvrait la porte d’entrée. Quand il se retira pour la laisser pénétrer dans l'appartement, elle s'y engouffra avec au cœur les battements d'une aînée pénétrant dans un souvenir… elle n'avait pourtant pas encore vingt ans.

 

Séréna longea le couloir, doucement, laissant ses yeux s’habituer au changement de clarté. Après quelques pas, elle s’arrêta, et fermant les yeux, elle huma l’air à plein poumon, comme pour y chercher quelques souvenirs…  Puis elle reprit sa marche. Non en fait, elle ne marchait pas, elle glissait. Elle se dirigea jusqu'à la porte qui s'ouvrait sur sa droite. La cuisine. Le sol bleu, l'armoire blanche, le frigo sur laquelle étaient accrochés quelques papiers; un rendez-vous chez le dentiste, une liste de commission, le dessin d'un enfant. Au bout du couloir s'ouvrait le salon, avec sa grande baie vitrée, par laquelle s'engouffrait une myriade de pépites de soleil qui vinrent lui chauffer le visage. Elle découvrit la décoration. La redécouvrit… Des souvenirs, doucement, éclosaient en elle. Elle avait l'impression que ça faisait si longtemps. Si longtemps…

 

Trois semaines.

 

Trois semaines seulement, en vérité.

 

Tout avait basculé trois semaines auparavant, en cette journée étrange. Oui, c'était une journée étrange, que le temps, lentement, incommensurablement, apprêtait du sombre voile de la tragédie. Pour Séréna, ses heures futures allaient être dramatiquement bouleversées, un tournant, qui affecterait sa vie, son avenir….

 

Si elle avait écouté les signes, aurait-elle pu… Mais souvent l'on ne se rend compte qu'après, lorsque l'on se remémore les instants précédents, cherchant à savoir à quel moment on aurait pu éviter le drame, parer le destin. Peut-être. Si elle avait écouté les signes ! Elle qui n'avait jamais de maux de tête et depuis le matin cette migraine tenace qui l'avait assaillie, tenue en otage la journée complète. Et le soir, encore, alors qu'elle s'était avachie dans son lit en recherche d'un sommeil qui saurait la délivrer, et que la torpeur l'avait gagnée. Elle  ne s'était pas sentie "s'endormir" à proprement parler, elle s'était sentie "partir". Une sourde douleur endolorissait sa conscience et plutôt que de simplement s'assoupir, elle avait senti une sorte d'évanouissement lui faire quitter le monde sensible.

 

Ce qui força sa conscience à réintégrer la réalité, en plein milieu de la nuit, fût une douleur déchirante, telle une assourdissante implosion, une impression effroyable de hurlement et de déchirement, une si fracassante souffrance qu'en ultime solution d'apaisement la mort fut alors toute autant crainte qu'appelée, priée, suppliée. "aïe – aïe – aïe" gémissait Séréna, gisant dans les draps trempée de fièvre, les mains crispées sur le crâne, les yeux froncés,  le visage déformé par la souffrance.

 

Puis le calme. Soudain. Aussi foudroyant que l'arrivée de la douleur.

 

Sous le regard stupéfait de son compagnon que les plaintes avaient réveillé aussitôt, elle avait ouverts les yeux et l'avait regardé hagardement.

 

-          qu'est-ce que t'as ? la questionnera-t-il

 

-          je ne sais pas, lui répondra-elle simplement. Mais je ne vois plus du côté droit, ajoutera-elle encore incongrûment, avant de se redormir.

 

Un cauchemar, oui, simplement un cauchemar, avait pensé son ami. Peut-être secoua-t-il la tête, ou grimaça-t-il, un peu agacé de s'être fait réveiller de telle manière, puis il s'était replongé dans son sommeil.

 

Assise tout à côté du poêle en pierre Ollaire, alors que quelques bûches crépitent doucement dans l'âtre, Séréna se remémore ces instants où sa vie, perchée sur une arrête du temps, bascula d'un côté qui l'obligea à redessiner tous ses projets, ses espoirs, sa vision de la Vie. Ce soir, penchée sur ses souvenirs et poussée par la réminiscence du traumatisme, elle revit ces instants.

 

Lorsqu'elle rouvrit les yeux, après cette nuit-là, elle était allongée dans une blancheur aveuglante. Ses yeux éblouis et vitreux distinguèrent quelques formes humaines scellant son lit. La lumière transperça ses pupilles, sa tête hurla. Les formes prononçaient des mots qu'elle ne comprenait pas. Puis doucement, ses yeux s'habituèrent à la blancheur dans laquelle elle baignait. Elle constata avec étonnement que les formes humaines étaient des médecins et des infirmiers.

 

Allez savoir ce qui l'y incita, elle sourit radieusement, heureuse, sans même savoir pourquoi. Mais aucun des êtres humains debout autours de son lit ne lui rendit son sourire. Ils continuèrent leur conciliabule comme s'ils n'avaient pas remarqué son réveil. Un sentiment angoissant l'envahit alors. Elle se sentait si étrange. Son visage était étrange. Sourire lui procurait une sensation bizarre. Sa tête la faisait atrocement souffrir mais à part cela elle ne ressentait aucun de ses membres. Elle essaya de bouger, en vain. "Suis-je morte ?" s'affola-t-elle. Ses membres n'existaient plus, pour son cerveau. Elle voulu parler, mais elle ne savait  plus comment…  les mots étaient bien là, dans son crâne, amoncelés, pêle-mêle, agités par la crainte, mais… comment les exprimer ?

 

Elle fut plus désemparée qu'apeurée, en fait. Elle sentit une larme chaude roulée sur sa joue. La sensation du doux et chaud chatouillis de cette onde roulant sur son visage lui assura qu'elle était bien en vie. Puis soudain, elle se souvint de cette douleur, durant la nuit.

 

Alors que s'agitaient ses pensées dans sa petite tête ronde, les hommes en blancs se retirèrent les uns à la suite des autres. Elle les regarda partir avec angoisse lorsqu'un tout jeune infirmer se détourna vers elle et, plongeant son regard dans le sien, lui souria doucement. Un de ces sourires velouté, tranquillisant,  qui dit "ça va aller, maintenant". Cela suffit à la faire retrouver l'apaisement. Une fois les êtres en blancs disparus, elle laissa errer son attention dans la pièce. Elle se souvint alors de l'hôpital. Elle y avait été amenée…quand ?... on était quand ?… Elle ne se souvenait pas, mais cela ne l'inquiéta pas vraiment. En sa mémoire se déversèrent quelques images; un jeune infirmier, une salle où gisaient quelques malades plutôt mal en point, son sang qui giclait alors qu'un infirmier maladroit ratait la pose de son goutte à goutte. "On vous donnera une autre chemise de nuit tout à l'heure", se souvint-elle avoir entendu. Cela voulait dire qu'on l'avait déjà une première fois, pour lui mettre une première chemise… et elle s'était laissée faire… Cela la surprit… elle s'était laissée déshabiller sans broncher…une vague d'affolement s'empara de son esprit, puis se dissipa rapidement. Le temps semblait s’évaporer derrière elle.

 

Retournant son attention à la pièce qui l'entourait, elle déduit alors qu'elle devait se trouver dans une chambre des soins intensifs. Elle entendit quelqu'un gémir derrière le rideau sur sa gauche. Soudain, les râlements s'intensifièrent et devinrent inhumains, à faire froid dans le dos. Elle entendit une infirmière expliquer d'une voix douce qu'elle allait injecter un calmant, que tout irait mieux, bientôt. Le pauvre homme. Qu'avait-il donc ? Elle laissa encore quelques instants son regard visiter la pièce aseptisée. Elle ne savait absolument pas pourquoi elle se trouvait ici, et son esprit ravagé ne s'en inquiétait pas plus que cela. Elle tenta de bouger. Sa main gauche lui obéit. Elle voulu s'asseoir, mais ses muscles répondirent difficilement, douloureusement. C'est impressionnant comme nos membres semblent peser des tonnes lorsque nous ne les avons pas servis durant plusieurs heures. Elle se sentit soudain complètement épuisée. Elle se relâcha et se laissa échouer sur les draps pour s'endormir aussitôt.

 

Lorsqu'elle se réveilla, le décor avait changé. Elle se trouvait désormais dans une chambre assez grande. Trois autres lits regardaient la fenêtre. Chaque malade avait ainsi une vue sur le joli parc feuillu, sur lequel un énorme marronnier semblait régner. De son lit elle n'en voyait que sa frondaison massive, qu'un vent léger agitait avec douceur. Les rayons de soleil dansaient entre les feuillages et Séréna se laissa envoûter un moment par ce féerique spectacle. Aussi étrange que cela fut, étant donné les circonstances, elle se sentait paisible, détendue, presque bien. Trois patientes, le visage fripé par l'âge, étaient allongées dans chacun des lits et dormaient bruyamment.

 

Séréna observa passivement la pièce, laissant s'égrainer sans plus de soucis les heures, écoutant les respirations régulières des autres malades, respiration qui, chez cette vieille femme sur sa droite, comme les voiles d'un navire claquant sous une tempête, se transformaient en vrombissement exponentiel, s'ourdissant un peu plus à chaque inspiration, avant de terminer en apothéose par une quinte de toux et quelques grognements. Elle ne savait pas pour quelles raisons elle se trouvait ici, et n'avait aucune conscience que sa non inquiétude était tragiquement anormale…

 

Quelques minutes plus tard, un jeune interne fit son entrée. Séréna le jaugea du regard. Long, environ la trentaine mais déjà bien dégarni, le visage ovale fendu d'un sourire timide. Il s'approcha doucement de son lit sans dire un mot. Avec son stéthoscope autours du cou, il ressemblait à un cliché stéréotypé tout droit sorti d'une série télé. Il la salua cordialement, dans un français déchiré par le "schwizerdutch"*.  

 

- Bonchour cheune matemoisselle (nb : "cheune" est a comprendre au sens français "jeune", et non pas de l'allemand "schön" …). Comment fous zentez-fous ?

 

Malgré l'accent, sa voix était douce, les mots semblaient s'évader des lèvres de ce tout jeune médecin avec une telle délicatesse que le lit de Séréna prit la consistance d'un nuage.   

 

- heu, bien, répondit-elle en haussant les sourcils, attendant stupidement qu'il lui dise si elle avait articulé la bonne réponse.

 

Il lui sourit tout en empoignant son bras pour prendre sa pression.

 

- Hmm hmmm, exprima-t-il scrupuleusement, puis il lui souleva ensuite la tête et la bougea doucement.

 

- Détendez-fous. Ça fous fait mal quand che fais ça ?

 

- Heu… ça va.

 

Il reposa délicatement sa tête sur son petit nuage…heu, coussin, et sortit de sa poche un petit stylo lumineux, qu'il dirigea sur son œil droit, puis sur le gauche.

 

- Fous n'avez pas te naussées, pas t'étourtiss'ments ?

 

- Non-non, ça va… pourquoi suis-je ici ? Finit-elle pas s'enquérir. Elle venait enfin de réaliser que la situation était inhabituelle. 

 

- Hach, fous fous soufenez pas ? lui demanda le jeune interne en hérissant les sourcils et en agrandissant les prunelles. Puis il enchaîna avec un "Che refiens" en regardant sa montre le plus naturellement du monde, et tourna rapidement les talons.

 

Séréna sentit alors naître au fond de ses tripes une petite boule d'inquiétude. Le temps égrainait son éternité au rythme inverse de son cœur qui s'affolait, soudain. Puis l'interne fini par réapparaître, suivi par un médecin, beaucoup plus âgé. Son badge indiquait qu'il était le docteur Graam.

 

- Che l'ai examiné rapitement, tout semple normal, expliqua le jeune docteur en réajustant le rideau.

 

- Bien.

 

Le Docteur Graam affichait une prestance majestueuse. Le dos droit, la tête haute, un regard profond qui plongea dans celui de la jeune fille dès qu'il se tourna vers elle. En la gratifiant d'un large sourire, il s'adressa à elle dans un langage distingué. Elle se demanda s'il ne venait pas de descendre d'un tableau d'Anton Graff.

 

-          Bonjour jeune fille. L'infirmier m'a informé de votre questionnement. Vous ne me voyez pas étonné du fait que vous ne vous souveniez plus de ce qui c'est passé, voyez-vous. Car écoutez, ma fois, ce qui vous arrive est rare, je veux dire,  à votre âge…c'est-à-dire,  quelle âge exactement déjà ? la questionna-t-il en réajustant ses lunettes d'un geste délicat.

 

Comme Séréna agrandissait ses yeux et sa bouche devant cette encyclopédique question, incapable de trouver la réponse, l'infirmier vint à son secours

 

-          Elle n'a pas encore vingt ans, Docteur

 

-          Oui, c'est ça, je n'ai pas encore vingt ans, répéta consciencieusement Séréna, heureuse de se souvenir de ce détail, et elle gratifia d'un sourire rayonnant de gratitude celui qui l'avait aidé.

 

Elle n'avait pas vingt ans. Cela remonte à loin maintenant. Séréna se remémore cela avec quelques  pincements au cœur, encore. Sur le moment, à l'époque, elle prenait les évènements avec tellement de désinvolture, ne se rendant pas compte des choses.

 

Ses pensées à présent glissèrent à nouveau vers le jour de sa rentrée d'hôpital. Elle avait harcelé le médecin pour qu'il la laisse rentrer à la maison. Elle allait bien, il n'y avait pas de raison de rester enfermé dans cet hôpital. Quand le médecin lui apprit qu'elle avait eu un accident vasculaire cérébral, elle n'avait pas saisi tout de suite de quoi il s'agissait, ni ce que cela impliquait. L'histoire ne nous dit pas les raisons qui engendrèrent cet accident, mais le fait est qu'il est relativement rare qu'une personne aussi jeune en soit victime.  On lui expliqua que 5% seulement des personnes atteintes avaient moins de 40ans, elle l’enregistra, mais ne sembla pas réellement se rendre compte de ce fait. Les jours s’écoulèrent, elle arrivait à nouveau à marcher normalement, même si elle perdait encore parfois l'équilibre, ou se cognait contre les montants de portes, ratant les entrées… Cela l'agaçait d'abord, mais elle avait gardé cette nonchalance et la contrariété s'effaçait comme elle était venue. La première chose qu’elle avait retrouvée, à l’hôpital déjà, avait été la sensibilité du bras et de la jambe. Elle pouvait presque à chaque fois tenir une tasse sans la renverser. Puis était revenu le goût. Après quelques semaines, elle ne louchait plus, même si son champ visuel restait et resterait à jamais méchamment  diminué. Elle arrivait désormais à diriger ses mots vers l'extérieur, et s'exprimait  plus ou moins correctement, même si parfois elle marquait des arrêts au milieu des phrases, cherchant l'ordre et comment laisser sortir les images qui fourmillaient dans sa tête. Ça lui était terrible, de ne plus trouver la clé qui permet de libérer les mots. De toutes les séquelles c'était cette aphasie qui la contrariait le plus.

 

Alors qu'en l'âtre le feu consume sa dernière bûche, Séréna, se remémorant ce passé, frissonne un peu. Elle n'avait compris ce à côté de quoi elle était passé que trois mois plus tard, alors qu'occupée aux tâches ménagères, elle écoutait la radio; une jeune femme de 36ans, mère de deux jeunes enfants, venait de décédée d'une thrombose cérébrale. Soudains sa vie avait alors pris une dimension nouvelle. Elle fut terrassée par cette nouvelle, en colère contre l'injustice du sort. Pourquoi cette femme, cette mère ! Et elle, qui s'en sortait si bien ! Cet évènement la bouleversa tant que durant quelques jours, elle se sentit coupable, sans raison. Puis un matin, alors qu'un rayon de soleil filtrant à travers les persiennes vint lui chatouiller les paupières, elle s'éveilla comme prise dans une sorte de féerie. Le rai de lumière illuminait les légers flocons de poussière  qui dansaient dans l'air, les transformant en une mirifique arabesque de minuscules paillettes d'Or. Elle s'abandonna à ce spectacle durant de longues minutes.  Comme la Vie était belle ! Quel bonheur de sentir son cœur s'emballer ! Quel bonheur d'être en vie ! Depuis ce jour-là une force nouvelle brûla en elle; sa maladie lui offrit la valeur de la Vie en présent. Elle savait combien ce don était précieux, et toute la chance qu'elle avait d'en faire encore partie. Elle vivait désormais comme si chaque jour était le dernier, comme si chaque jour lui était offert, comme si chaque minute était à s'offrir.

 

Les jours fleurissaient sous son optimisme, s’épanouissait sous son enthousiasme. Les pages du calendrier frétillaient sous le souffle d’un été d’insouciance.

 

Puis quelques brumes s’échappèrent d’entre les ombres et voilèrent insidieusement son bonheur. Petit à petit, les pages du calendrier se détachaient comme les feuilles à l’automne, emporté par le souffle du temps. Elle connu à nouveau l’hiver, et le cycle des saisons. Les années passèrent, bonheurs, pleurs, joies, désarrois. Ires, rires, désirs, soupirs… Vingt ans passèrent.

 

Et soudain, dans les contours d’une nuit d’automne, le mal fit à nouveau déraper la vie de Séréna. La mort vint répandre sa lactescente noirceur sur les couleurs opacifiés par l’habitude  du tableau de sa vie. Comme un rappel sur un vaccin ; nouvel accident cérébral, sans réel conséquence cette fois, mais en son être, l’éternelle menace...

 

Et là, alors que mes doigts dansent sur le clavier, imprimant l'histoire improbable de cette jeune fille, je me pose cette question un peu idiote : faut-il mourir pour Vivre ?

 

 

 

texte : 16.05.2010

versioon audio : 17.02.2011

 

 

Musique :

 

Brahms - Op.118 no.2, Intermezzo in A major

Wagner - die walkure fantasie (United States Marine Band)

Felix Mendelssohn - Concerto No 2 (Chamber Philharmonic Orchestra)

Trio in A Minor, Op. 114 - I. Allegro (An Evening of Chamber Music)

Trio in A Minor, Op. 114 - II. Adagio (An Evening of Chamber Music)

Dvorak - Mass in D, Kyrie and Gloria (Davis High School Symphony Orchestra)

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Published by Esperiidae - dans Sillons d'exitences
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commentaires

mel-and-tof 03/03/2011 18:08



Mon com est parti seul ,dis moi si tu l'as reçu  SVP



mel-and-tof 03/03/2011 18:07



Bonsoir ma douce amie


Je ne crains pas d'en parler sur les blogs c'est témoignage mais d'autres sujets on peut en parler en privé par
mail


Chaque jour ,je combats ,j'ai eu aussi deux cancers mais Dieu dans son infinie bonté m'a guérie


J'avais deux mois à vivre (je l'ai appris cette année par ma fille) et il y a 7 ans maintenant


On peut en parler ,je te dirai tout cela demain ,au matin ,je suis plus reposée


Je te souhaite une excellente soirée


Gros  bisous



Méline



Esperiidae 03/03/2011 19:43



Bonsoir Mel,


Oui rassure-toi, le com' est bien passé.


Je vais être absente dès ce soir, pour jusqu'à je ne sais trop quand, mardi, mercredi.


Je te lirai à mon retour.


 


Amitiés


Très belle soirée et d'ores et déjà, bon weekend


Repose-toi bien!



mel-and-tof 22/02/2011 11:09



Bonjour


Je t'ai vue chez Jean et j'ai eu envi de te connaître


Il y a un mois et demi ,j'ai subi la même chose à voir sur mon blog mais Dieu m(a bénie


C'est tellement bien écrit que j'ai cru me retrouver dans ce récit !!!


Bravo !!!


 Je te souhaite une bonnene journée avec de gros bisous



Méline



Esperiidae 22/02/2011 14:09



 


Bonjour Méline


Tout d’abord, merci de ta venue chez moi. « Je t'ai vue chez Jean et j'ai eu envi de te connaître » Ceci est certainement une des plus
belles déclarations que l’on puisse offrir. Je suis infiniment touchée d’avoir suscité ton envie de me connaître…


C’est tout d’abord avec tristesse que j’ai lu la suite de ton message ; comprendre que tu avais souffert le même accident vasculaire que Serena m’a tout d’abord bouleversée… Puis je suis
allée sur ton blog, j’y ai lu les témoignages de ta fille, puis les tiens, et la force de ta foi qui te guide sur le chemin de la guérison. Celle du corps, mais aussi celle de l’âme, qui se
blesse plus encore aux barbelés de la maladie, à tout ce qui se dresse, ou s’écroule, ensuite…. Et la tristesse m’a alors quittée pour laisser place à la joie, celle-là même que tu offres à
travers tes mots, tes photos ; ta joie de vivre, ton envie de vivre, j’aimerais dire, ton « En Vie » ! Un mois et demi, c’est si proche, et si loin en même temps, te dirais
certainement Serena…


J’ai tant de questions que me viennent ; comment tu vas aujourd’hui, et puis aussi dans lequel des hémisphères de ton cerveau a eu lieu l’AVC, était-il ischémique ou hémorragique, quelles
ont été les causes, et qu’es-ce donc que ces opérations de la carotide… Mais tout cela ne se discute pas ainsi, sur un blog…  


Merci encore de ta venue ici, et de ton message.


A bientôt


Bises d'une suisse romande...


Amitiés



Alain 22/02/2011 09:09



C’est excellent ! Texte superbement écrit !


C’est encore meilleur avec cette voix mélodieuse qui est celle d’une vraie conteuse que l’accompagnement musical renforce. Dommage que
le son chez moi  ne soit pas toujours facile à régler !


J’aime bien ton imitation du jeune interne à l’accent suisse allemand : " Fous n’avez pas de nausées, pas
t’étourtiss’ments ? "


Je n’ai pas repris l’écoute à la fin, mais il m’a semblé dans l’avant-dernier paragraphe que tu avais légèrement modifié le cours de
la fin de vie de la jeune femme malade et qu’elle n’était pas morte ce jour là ?


Tu as du talent. Tu as fait passer dans ce récit toute la fragilité et la fugacité de nos vies avec une grande sensibilité.
Bravo !



Esperiidae 22/02/2011 14:39



Bonjour Alain,


Merci pour toutes ces jolies et gentilles choses que tu écris .  Le son n'est pas génial en effet, ceci n'est
pas dû je pense à "chez toi". En mp3 chez moi, sur le lecteur Windows Media, il sort bien, mais passé par Archives-Host, mon hébergeur de fichiers "musicaux", il perd en qualité je trouve. 


Il te semble juste ;  l'avant-dernier paragraphe a été modifié, ou plus exactement, j'ai ajouté quelques mots au texte, lors de l'enregistrement... "Nouvel accident cérébral, sans réel conséquence cette fois, mais en son être, l’éternelle menace"… Je voulais lever le doute sur la survivance de
Serena à son deuxième accident, et souligner ainsi le fait que si souvent, malheureusement, la vie ne devient belle que lorsque l'on sait que l'on peut la perdre bien facilement, et si
subrepticement... Ces mots rajoutés me sont venus spontanément et j'ai omis de les rajouter au texte initial. Je vais y remédier.


Merci de ta lecture et de ton écoute attentive!


Et Merci de ta présence ici, Alain


Amitiés


 



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