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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 13:12

S’assoir près du feu

Qui s’essouffle

 

Au dehors, le vent mugit

En se jetant sur les façades

Des logis clos

 

Prendre une bûche

Fraction de sentinelles séculaires

Nourries  au sein du terroir

 

Et respirer

 

Un flot d’humeur d’écorce

De polypores déchus

De terre déracinée

Trace un sillage

Entre les ombres de la mémoire

 

             L’enfant court pieds nus

Dans les chants

Des forêts entremêlées

De fayards et de sapins

 

Le bois raconte l’hiver

Et le printemps

Et l’été, et l’automne

Et l’hiver, et le printemps

Et l’été et l’automne

 

Encore et encore

Et encore

Mélodie des années passées

A boire à la source des saisons

 

La bûche déposée sur les braises

Rouspète et crépite, s’agace

Mille étincelles s’élancent entre les flammes

Chorégraphie ultime

Feu d’art

 

Dehors,

Dans la pénombre de l’hiver

Le vent mugissant

Ravage et torture les branchages

Des veilleurs encore enracinés

Qui gesticulent leurs silhouettes

Tels des hommes ivres

De liberté

 

 

© 21.12.2010

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Published by Esperiidae - dans Vers de Vie
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commentaires

Jean-marc 24/12/2010 23:14


Très joli poème! Moi j'ai fuit le froid et la neige pour la Floride. Je te souhaite de bonnes fêtes de fin d'annee et je te fait un gros bisous des USA.


Esperiidae 29/12/2010 12:20



J'espère que tout se passe bien en Floride! Par ici, la neige tombe toujours et les paysages n'en sont que plus beaux


Bisous


 



Alain 22/12/2010 12:13



L’hiver raconté de cette façon me réconcilie avec cette saison. La poésie réchauffe…



Antre ciel ether :

L'ESPACE JEUX 

ou

LES SPASMES JE

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