Allongée aux pieds des collines,au milieu des graminés qui exhalent leur semence au travers les douces arabesques d’épis que cadence une brise légère,j'étale ma solitude.
Mille rayons coquins s’échappent de l’astre céleste et mordillent ma chair, tandis que le silence rythme le courant des nuages qui s’évadent vers l’est, découpant dans l’azur des esquisses de rêves.
Mon âme, que le philtre d’une lisse mélancolie habille d’un tamis de sens, récolte chaque pépite d’hors que la rivière de la Vie charrie en glissant entre les ombres du temps.
J’hume à pleines voies les cent heures de chaque seconde
Qui mènent loin de soi
Là où s’apaisent
Nos « et moi »
Et je comprends alors que jamais autant qu’en ces instants,
De profond recul
L’on ne peut être plus proche
De Tout.
Fusionnée à l’éther des accords du silence,
Je laisse se dérouler
L’évidence en l’écho des Vies denses
Je nous regarde et je souris
De nous savoir nous croire
Et de nous croire savoir
Je nous regarde et je souris
De toutes nos confusions
D’entre les sens et l’Essence
D’ntre la faim de toi, contre la fin de soi
D’entre la vie et la Vie
Je me regarde et je souris
De me ça voir vivante…
Fusionnée à l’éther des accords du silence
Je découvre
Allongée aux pieds des collines
Être de chair et de sans
L’amie
Que j’ai en cette vie
Mission d’accompagner...
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Bien à toi Judith
Bises
Silence.
Profondeur et intensité du calme
Instant d'union
Avec l'être que je suis.
Attente.
Murmure de l'intuition
Découverte heureuse
A propos de mon Moi.
Nouvel Eveil.
L'Ysa
C'est ce que ton texte m'inspire...
Merci pour ce jeu et ce partage
Amitiés
Reviens évidemment quand tu veux. A bientôt