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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 11:23

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Extrait de "La comédie de la mort" de Théophile Gautier

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Soulève ta paupière close
Qu'effleure un songe virginal ;
Je suis le spectre d'une rose
Que tu portais hier au bal.
Tu me pris encore emperlée
Des pleurs d'argent de l'arrosoir,
Et parmi la fête étoilée
Tu me promenas tout le soir.

Ô toi qui de ma mort fus cause,
Sans que tu puisses le chasser
Toute la nuit mon spectre rose
A ton chevet viendra danser.
Mais ne crains rien, je ne réclame
Ni messe, ni De Profundis ;
Ce léger parfum est mon âme
Et j'arrive du paradis.

Mon destin fut digne d'envie :
Pour avoir un trépas si beau,
Plus d'un aurait donné sa vie,
Car j'ai ta gorge pour tombeau,
Et sur l'albâtre où je repose
Un poète avec un baiser
Ecrivit : Ci-gît une rose
Que tous les rois vont jalouser.

 

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 14:41

ou "Que les blés sont beaux"

 

Les récits d’Alain Yvars (VAN GOGH A AUVERS) m’ont amenés à découvrir autrement un peintre que je connaissais peu, et mal. Cela se résumant à sa folie, ses crises psychotiques, ses obsessions. Avant de découvrir Van Gogh à travers l’écriture d’Alain, il m’était impossible de regarder ses tableaux sans ressentir le désagréable trouble d’avoir ingurgité moi-même trop de flacons de cette absinthe dont il était un fervent amateur... S’il est vrai qu’il n’est pas forcément utile de connaître la vie d’un artiste pour apprécier son œuvre, dans le cas de Vincent au moins, le fait de connaître sa vie m’a amené à la (son œuvre) considérer autrement.

Les récits d’Alain – réunis en un seul dans ce « Que les blés sont beaux » dont je me réjouis de terminer la lecture - dépassent son instabilité mentale. Alain Yvars nous y dévoiles sa tendresse, son humour, son incroyable présence au monde, sensible, attentive, généreuse. On y découvre son verbe, sa délicatesse, ses saveurs, ses palpitations. Son âme en feu, qui (o)rage autant qu’elle éclaire... Et alors devant mes yeux la peinture de Vincent, soudain, passe d’une chorégraphie schizophrénique de traits hirsutes et d’angles fourbes, à une animation sensible et intuitivement dérangée de galbes et de couleurs, les courbes deviennent chemins, les contractions deviennent palpitations, les vertiges deviennent impression de vie.

 

Quelques mots encore, pour parachever mon éloge ; outre la qualité de son travail Alain Yvars, en offrant gracieusement son récit, rend un fabuleux hommage à ce peintre qui lui, n’a vendu publiquement qu’un seul tableau de son vivant!

 

Je ne peux que vous convier à lire « Que les blés sont beaux ». Pour ma part, je ne suis pas encore arrivée au terme de ma lecture, mais je sais que je vais y retrouver toutes ces belles impressions ressenties lors de mes lectures des épisodes premiers. Et je suis certaine d’y découvrir de nouveaux enchantements... Félicitations encore à Alain Yvars pour son travail, et merci  pour sa générosité./jb-16.12.2016

 

Couverture QUE LES BLES SONT BEAUX 3.jpg

 

 

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 13:30

Il était une feuille...

Seule

sur un arbre nu

 

Chiffonnée par les vents

ravinée par le vivant

accrochée à la branche de ce vieil arbre tort

elle chevauchait le grain

d’automne

qui lui jetait de l’Or

 

Une pluie continue faisait frémir

le tapis de cousines

étalées à ses pieds

 

les branches dénudées, comme pour se retenir

encore un peu

dans le passé

s’accrochaient à la brume, de leurs doigts effilés

 

toute la frondaison

gauchissait sous les coups

d’un Chronos zélateur

 

et

perdue sur une branche du temps qui passe

éperdue dans les bras de ce viel arbre mort

 

il était une feuille

seule curieuse éperdue

qui voulait voir l’hiver préparer le printemps

et voulait croire le temps

réparer les couleurs

 

 

Entre ciel ether - l'espace jeux  / Jeux d'écriture n° 47 "Il était une feuille" - 29.08.2016

Entre ciel ether - l'espace jeux / Jeux d'écriture n° 47 "Il était une feuille" - 29.08.2016

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 23:05

 

A propos de l’auteur

 

Alexandre Caldara, originaire des Pouilles et de la Catalogne, est né à Neuchâtel en 1977 où il vit. Il est poète, journaliste et performeur. Il a fondé seul La compagnie des autres et forme, avec la chorégraphe et danseuse Catherine Dethy, L'ossature des choses. 

 

 

 

Critique d’humeur

 

La plupart du temps, j’achète "mes" livres soit parce que je connais ou apprécie les écrits de l’auteur, soit sur un coup de tête, ou plus exactement sur un « coup de titre ». Dans le premier cas, j’atteste que je choisis le livre, dans le second cas, j’affirme que c’est le livre qui me choisit.

 

... la suite --> redirection vers ECOUTOULIS. 

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 21:48

 

 

Non, je ne vais pas me lancer dans le tragique sujet qui fait débat dans toute l’Europe actuellement....

 

Ma migration concerne ce blog... Je suis définitivement fâchée avec Overblog. Censée apporter toutes sortes d’améliorations, la nouvelle version est en vérité cauchemardesque!

 

Je vais m’abstenir d’énumérer tout ce qui ne fonctionne plus, s’est compliqué ou tout ce qui a simplement a disparu. Je vais me contenter de vous inviter sur le nouvel espace vers lequel j’ai décidé de migrer.

 

Alors, un petit saut vers ECOUTOULIS, ça vous dit ?

 

 

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 19:37

 

Emilie Salamin Amar m’ayant fait l’honneur, sur le quatrième de couverture de son dernier bouquin « Un p'tit vélo dans la tête », de mentionner l’adresse du site de l’association « Des Livres à Lire et à Entendre », ainsi que mon pseudo de lectrice, je me devais de le présenter sur ces pages ! Et ceci, même si mon pseudo y est estropié... Voyons Emilie! écrire Esperiidae sans ses deux « i », c’est comme dessiner un papillon sans ses deux ailes !

 

Trêve de chicaneries...

 

« Un p’tit vélo dans la tête » est un recueil de sketchs écrits, pour la plupart, dans le cadre d’un café littéraire, « Le Café aux Lettres ».

 

A l’image de « Papier de soi, encre d’ailleurs », Emilie Salamin Amar s’est amusée à décliner l’alphabet avec la première lettre des 26 titres qui composent ce recueil.

 

 

Stressé ? Fâché avec la vie ? Fatigué par la morosité de l’actualité ou simplement las des textes sérieux et dramatiques ? Alors laissez-vous dévoyer par les saynètes loufoques, cocasses, tendres et malicieuses d’ « Un p’tit vélo dans la tête » !

 

 

Il me faut également vous parler du second livre qu’Emilie Salamin Amar a édité cette année : « Une symphonie consensuelle ».

 

 

Pour ce roman, Emile me fait encore un honneur ! Celui d’avoir donné à Anaïs, son personnage principal, le métier... de lectrice pour une bibliothèque audio !

 

Fort heureusement, si Anaïs, personnage « naïf, crédule, mendiante de l’amour et Reine des Nulles », comme la définit Emilie, me ressemble tout à fait, mes aventures amoureuses quant à elles ne ressemblent en rien à celles d’Anaïs ! Et les auteurs dont j’ai l’honneur d’interpréter quelques-uns des textes n’ont rien à voir avec ceux qu’elle rencontre... quoi que... n’ayant – Bernard Crausaz et Emilie mis à part – jamais rencontré les auteurs de mes enregistrements... Je plaisante ! 

 

Revenons à Anaïs. Idéaliste, candide, voluptueuse, la jeune femme laisse ses émois la mener par le bout du nez. Elle fonce, tête baissée et cœur béant, dans des situations plus que burlesques mais effroyablement amusantes...

 

« Un p'tit vélo dans la tête » et « Une symphonie consensuelle », deux livres à prendre avec vous sur les plages d’Agadir, de Normandie ou de Festi’neuch !

 

Extrait de « Une symphonie amoureuse » :

...

- Vous êtes prof de français ?

- Non. Je suis donneuse de voix, une sorte de lectrice.

- Némo Tovelo, je ne suis pas capitaine. Je ne suis qu’un médiocre auteur de sketchs qui ne font rire que moi. Vous avez un sourire magnifique !

...

        ...et c’est r’parti pour une nouvelle aventure amoureuse...

 

Merci Emilie, pour ces deux nouveaux livres, et les clins d'oeil plein d'humour et d'espièglerie que tu m'y fais! 

 

 

 

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Emilie Salamin Amar
Emilie Salamin Amar

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 18:25

Léon Tolstoï - Guerre et Paix (1ère partie. Chapitre 1)

 

Guerre et Paix est un roman de l'écrivain russe Léon Tolstoï. Publié en feuilleton entre 1865 et 1869 dans Le Messager russe, ce livre narre l’histoire de la Russie à l’époque de Napoléon Ier, notamment la campagne de Russie en 1812. Léon Tolstoï y développe une théorie fataliste de l’histoire où le libre arbitre n’a qu’une importance mineure et où tous les événements n’obéissent qu’à un déterminisme historique inéluctable.

 

C'est un honneur et avec un grand plaisir que Vincent CHRETIEN et moi nous sommes lancés dans l'extraordinaire aventure d'enregistrer cette oeuvre monumentale ; une première partie contenant cinq chapitres, une seconde en contenant six, et une troisième et dernière partie, de six chapitres également.

 

Nous proposons aujourdhui le

 

Chapitre 1 de la Première Partie de Guerre et Paix : 

 

 

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 15:48

C’est la nuit tout autour et droit devant, un couloir, où miroite une lumière bleutée.

 

Nadia ne sait si elle doit s’engager dans ce couloir sans promesse apparente ou rester blottie dans la rassurante obscurité. Cela crisse sous le pas lorsqu’elle décide enfin d’avancer et le bruit couvre le son tonitruant des battements de son cœur. Cela devient plus ferme, comme une île au milieu de la mer. Elle butte sur des objets, quatre lettres, qu’elle ramasse et serre contre elle comme ce qu’elle a de plus étranger à elle-même et donc de plus précieux. Deux consonnes, deux voyelles. Juste quatre lettres. Cela devrait être facile de les ordonner en un sens protecteur, stable et apaisant et pourtant plus elle essaie plus cela lui brûle la peau, à l’intérieur d’elle-même. Un cri résonne au-dessus d’elle et lorsqu’elle lève la tête elle voit une multitude d’ailes qui s’agitent avec violence et passion et cela disloque les nuages et comme elle a la tête dans les nuages cela disloque également son esprit.

 

Elle tend les bras droit devant elle et touche du bout de ses doigts éthérés une cuirasse, dur et froide mais douce comme du velours. Elle est aveugle de tout ce qui se passe ailleurs que dans le ciel et c’est pour cela qu’elle arrive à sentir sur sa chair et tout partout en elle, le souffle – parfois rafales parfois bourrasques parfois soupirs parfois bouffée d’espoir parfois rires d'y croire - de celui qu’on aime sans en craindre la proximité physique parce qu’il aime sans désir cette proximité physique. Elle croit serrer contre et en elle-même les quatre lettres, mais elle se rend compte qu’elles existent sûrement mais qu’elles sont tombée dans le gouffre qu’elle a en elle et elles tombent à présent, en choquant les parois et cela vibre et tonne comme l’orage et cela pleut aussi, comme des pleurs. Et couvrant tout cela, une tumeur, qu’elle écoute éclore des profondeurs : « le jour où l’homme saura qu’il n’est pas qu’un phallus », puis tout se tait.

 

Nadia marche des jours et des jours et soudain la nuit tombe sur elle et elle dans la tombe. Alors, effrayée, elle sort de l’inconscience. Mais tout vit

tout vibre

encore

en elle

 

 

 

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 17:25

 

 

Vincent Philippe est né le 24 mai 1940 à Lausanne. Il mène de front les carrières de journaliste, correspondant à Paris des quotidiens La Tribune de Genève et 24 Heures, d’essayiste et de romancier.


Dans son second recueil de nouvelles, Ne dure qu’un instant, publié aux Éditions de l’Aire en 2010, Vincent Philippe décline avec un style pointilliste, coloré et sensuel et par petites touches sensibles et délicates, la question du désir, qu’il décline en une grande variété de tableaux ; tendres, drôles, légers, anxieux ou épicés. Chaque fois, le point de vue change.

Un grand merci à Vincent Philippe ainsi qu’aux Éditions de l’Aire pour leur autorisation.

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 16:18

SÉGUR, Comtesse (de) – Quel amour d’enfant ! | Litterature audio.com

 

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Antre ciel ether :

L'ESPACE JEUX 

ou

LES SPASMES JE

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